Une « maman de hockey » engagée

 

Entraîneuse de l’année BFL, Stéphanie Grenier encadre ses trois filles – et des centaines d’autres filles de l’AHFVG – tout au long de leur parcours au hockey mineur

 

L’objectif de Stéphanie Grenier a toujours été de faire participer un plus grand nombre de filles au hockey.

 

Mère de trois filles, elle a joué de nombreux rôles au sein de l’Association du Hockey Féminin Vallée de Gatineau (AHFVG), y compris ceux d’entraîneuse, de registraire et de recruteuse, et son dévouement lui a valu le prix de l’Entraîneuse de l’année BFL (volet communautaire) au Québec.

 

« Ce fut une grosse surprise pour moi. Je ne savais pas que mon association avait proposé ma candidature pour le prix », a déclaré Grenier. « J’étais heureuse que mon travail au fil des ans soit reconnu. »

 

Âgée de 40 ans, Grenier n’a pas joué au hockey au cours de son enfance. Elle a sauté sur la glace à l’âge adulte et s’est rapidement impliquée quand elle a inscrit deux de ses filles comme joueuses au sein de l’AHFVG.

 

Elle ne se considérait pas comme une « vraie joueuse de hockey », mais après avoir été sollicitée pour donner un coup de main à l’équipe de sa fille alors âgée de quatre ans, Grenier n’a jamais cessé de travailler avec des équipes de l’association.

 

« Les enfants étant si jeunes, ils avaient besoin de plus d’entraîneurs sur la glace pour les aider, et comme je jouais au hockey ici et là, j’ai décidé de plonger et d’aider », dit-elle. « La personne responsable de l’équipe était heureuse d’avoir des femmes sur la glace pour montrer l’exemple aux plus jeunes filles. »

 

Deux ans plus tard, Grenier a pris les rênes du programme Initiation (devenu le programme des M7 Timbits) de l’AHFVG. Au cours des sept dernières années, elle a été entraîneuse adjointe pour l’équipe de sa cadette, a continué de soutenir l’équipe de son aînée et a occupé le poste d’entraîneuse-chef de l’équipe de sa plus jeune fille.

 

Ouf. C’est beaucoup de hockey.

 

Sur son formulaire de mise en candidature, Sonia Bertrand, présidente de l’AHFVG, a indiqué que Grenier est un modèle positif pour les jeunes filles. En tant que registraire et recruteuse, elle travaille d’arrache-pied pour attirer le plus de joueuses possible afin de promouvoir le hockey féminin et de contribuer à son essor à Gatineau.

 

« J’espère qu’au cours des prochaines années, nous pourrons inciter plus de femmes à s’impliquer dans le hockey. C’est bien pour les filles d’avoir des femmes sur la glace avec elles et d’avoir des exemples de hockeyeuses dans leur communauté », dit Grenier. « Cela leur donnera le sentiment qu’elles aussi pourront jouer au hockey universitaire ou devenir entraîneuses plus tard dans la vie. »

 

Grenier consacre non seulement beaucoup de son temps à recruter des filles pour qu’elles joignent les rangs de l’AHFVG, elle recherche aussi activement des mères afin qu’elles s’impliquent comme entraîneuses avec les équipes de leurs jeunes filles.

 

« Si j’apprends qu’une maman a joué au hockey quand elle était plus jeune, j’essaie toujours de l’impliquer », dit-elle. « J’ai l’impression que certaines femmes pensent qu’elles ne sont pas assez bonnes ou quelque chose du genre, mais dès qu’elles s’impliquent, elles se souviennent à quel point elles aiment être sur la glace et, habituellement, elles restent impliquées. » 

 

Selon Bertrand, la bonne humeur, l’énergie et le dévouement de Grenier représentent toutes les qualités qu’une entraîneuse doit posséder pour aider les athlètes à tracer leur chemin dans la vie.

 

Même en plein cœur d’une saison difficile au cours de laquelle les victoires se sont faites rares, Grenier s’est concentrée sur le développement à long terme et les petites victoires de chaque joueuse.

 

« J’aime voir les améliorations des filles tout au long de la saison », dit-elle. « J’adore voir comment, au début, elles savent à peine patiner, puis à la fin de la saison, elles arrivent à freiner – c’est tellement génial. J’adore m’impliquer et voir les filles sourire et réaliser ce qu’elles sont capables de faire. »

 

La vie à l’aréna est bien remplie pour Grenier et ses trois filles, mais elle veut contribuer à l’essor du sport à Gatineau.

 

« C’est amusant de voir les filles sortir de leur coquille au fur et à mesure qu’elles jouent. C’est formidable de les voir se faire des amies et continuer à jouer année après année », dit-elle. « J’espère que nous pourrons continuer à développer notre association. »