Un programme pour identifier les arbitres mineurs

Capture d'écran: TVA Nouvelles

 

La pénurie de main-d’œuvre se fait sentir également sur les patinoires à travers la province. Les arbitres sont recherchés et l’arbitre en chef de Hockey Québec-Chaudière-Appalaches croit que la profession n’est pas assez valorisée. Un programme a ainsi été mis en place pour sensibiliser les spectateurs.

 

En 2009-10, cette association comptait 852 arbitres. Il y en a aujourd’hui 673. De plus, le nombre de parties jouées a augmenté de 20 % cette saison. Pierre-Olivier Bouchard a donc voulu trouver un moyen pour améliorer la rétention du personnel.

 

«Les arbitres quittaient parce qu’ils étaient un peu tannés de se faire crier après. La profession n’était pas valorisée. Il n’y avait pas de suivi fait avec eux, il y avait moins d’encadrement», a expliqué M. Bouchard dans une entrevue accordée à Julie Marcoux.

 

L’une des mesures adoptées pour protéger les officiels est un bandeau jaune que les arbitres de moins de 18 ans portent au bras.

 

«C’est pour spécifier aux gens que la personne sur la glace est une personne mineure. Elle est en apprentissage et ça se peut qu’elle fasse des erreurs», a affirmé l’arbitre qui a 17 ans de carrière.

 

Pour Pierre-Olivier Bouchard, il est mal vu pour un parent de critiquer ouvertement un joueur de 14 ans, par exemple, parce qu’il a raté un jeu, alors pourquoi cela serait-il acceptable auprès des officiels ?

 

«L’intimidation est rendue inacceptable dans toutes les sphères de la société. Par contre, certains me disent que crier contre un arbitre n’est pas de l’intimidation. C’est quoi si ce n’est pas de l’intimidation ?», a-t-il demandé.

 

L’arbitre en chef croit que si un arbitre passe à travers ses deux premières saisons avec succès, il y a beaucoup plus de chance qu’il veuille rester sur la glace les années suivantes.

 

Voyez l’entrevue complète dans le lien ci-dessous.