Nord-Côtiers : quand le retour au hockey rime avec la créativité

Match intraéquipe, photo gracieuseté Les Nord-Côtiers

 

Lors du retour au hockey, l’organisation des Nord-Côtiers s’est démarquée avec quelques idées créatives visant à assurer la sécurité des joueurs. Par exemple, un autocollant sous forme d’arrêt stop fut apposé sur les casques afin de sensibiliser les jeunes à la distanciation.

Pour mieux comprendre l’origine de cette inventivité, nous avons discuté avec M. Éric Smith, entraîneur-chef du Secteur Est et impliqué auprès du programme des Nord-Côtiers.

 

Autocollant apposé derrière les casques, photo gracieuseté Les Nord-Côtiers

 

H.Q. D’où est venue l’idée de l’autocollant?

É.S. Après avoir discuté avec les entraîneurs que nous rencontrons une fois par semaine, il y avait trois irritants majeurs où les entraîneurs intervenaient beaucoup.

Quand on explique l’entraînement au tableau, les jeunes se rapprochaient beaucoup du tableau et il fallait intervenir régulièrement. On voulait avoir un contact visuel et on a travaillé sur un système dont nous avons discuté avec les membres du CA.

Quand les jeunes arrivaient à un drill, ils s’approchaient et jasaient entre eux. Nous devions aussi intervenir.

Au niveau des matchs intraéquipe, on en fait beaucoup puisqu’on ne peut pas jouer. Sur le banc, c’était un autre irritant.

Avec les membres du CA, on s’est réuni, car on met beaucoup d’emphase et d’énergie sur la prévention du COVID. Ce qu’on peut contrôler, c’est le contexte sur la glace et dans les chambres.

Ce qu’on a trouvé comme moyen, c’est de faire un autocollant en arrière du casque qui est une enseigne de stop. Nous l’avions vu avec les joueurs du Labrador qui ont ça dans le dos pour la mise en échec par en arrière.

On a eu cette idée-là et on s’est demandé comment on pouvait l’adapter et mettre le logo des Nord-Côtiers. Ce fut assez rapide. Nous avons fait affaire avec une compagnie qui a produit cet autocollant et on l’a acheté pour tous les joueurs.

 

H.Q. Avez-vous remarqué une différence depuis l’implantation de cette initiative?

É.S. Pour l’avoir vécu en fin de semaine, c’était très efficace. C’est un bon repère visuel entre les joueurs. En commençant, on a tout de suite observé une amélioration et l’on voit déjà l’impact. Quand ils sont face au tableau, ils voient tous les casques des joueurs en avant. Déjà, ils vont se reculer. Avant, ce qu’on faisait comme intervention, c’était toujours une longueur de bâton et il fallait le répéter souvent.

Les jeunes sont habitués de jouer au hockey et de se rapprocher du tableau pour bien entendre et bien voir. Le contact visuel a fait qu’automatiquement, ils se sont adaptés et ce fut un succès.

 

H.Q. Quelle fut la réaction des gens?

É.S. Nous avons eu des réactions de Hockey Côte-Nord qui nous ont félicités de l’initiative. À partir de là, on l’a partagé aux associations régionales pour que tout le monde un peu emboîte le pas avec le logo sur le casque. On va en parler avec toutes les associations. Ils ont notre e-mail et les photos.

 

H.Q. Les Nord-Côtiers ont également produit une vidéo pour illustrer l’arrivée des joueurs à l’aréna en contexte de COVID-19. Quelle est la source de toute cette créativité?

É.S. On a un bon CA et des gens qui sont passionnés, mais je pense que partout ailleurs, c’est aussi comme ça. C’est de se concentrer sur le contexte qu’on est capable de contrôler. Et c’est un peu ce qu’on discute à l’intérieur du CA.

Il y a une problématique, maintenant quelles sont les solutions? Et là, on fait un brainstorming des solutions qu’on peut avoir. C’est là qu’on sort ces idées comme la vidéo du début de saison.

On croit beaucoup à la famille et à en prendre soin. C’est le message qu’on passe aux joueurs également. Protège ta famille, tes grands-parents, tes parents. C’est le message qu’on véhicule à nos joueurs et à nos parents également.

Nos parents font beaucoup attention. On a énormément de bénévoles qui sont responsables COVID chez nous et qui prennent soin de passer le message. Je pense que c’est d’être sensibilisés et de regarder ce qu’on est capable de contrôler et trouver des moyens efficaces sur les irritants qui surviennent et qu’on vit tous les jours.

 

H.Q. Avez-vous d’autres initiatives de prévues pour le retour au hockey?

É.S. On va essayer d’uniformiser les moyens qu’on prend dans toutes les zones. On est très proactifs également au niveau des autres associations. On les informe sur le COVID et les moyens pris en place. C’est un des moyens également pour qu’on soit uniforme sur toute la Côte-Nord par rapport aux communications.

 

Visionnez un extrait de l’entrevue

 

 

En terminant, quel message aimeriez-vous partager à tous nos membres dans ce contexte de pandémie?

Il ne faut pas lâcher dans les mesures. On est quand même restreint et avec la difficulté de ne pas jouer, les jeunes commencent à avoir un peu de démotivation et c’est normal.

Ce qu’on essaie, c’est de se réinventer un petit peu sur la glace et avoir du plaisir. C’est ce qu’on essaie de faire chez nous. Emmener le hockey et avoir du plaisir. On sort un ballon au lieu d’une rondelle. On essaie de réinventer un peu des jeux pour amener le jeune à avoir du plaisir, à se présenter à l’aréna afin de pouvoir jouer ce beau sport qu’est le hockey.

 

Hockey Québec remercie M. Éric Smith pour son implication et félicite l’organisation des Nord-Côtiers pour leur ingéniosité lors du retour au hockey.