Le recruteur : l’œil de lynx dans les estrades

 

La rumeur court dans l’aréna. Ils sont arrivés.

 

Il y en a un des Cataractes de Shawinigan, un des Saguenéens de Chicoutimi. « Il y en a un des Foreurs de Val-d’Or? », s’interroge un joueur de l’Abitibi. Oui. Pour le Tournoi Midget Espoir de Drummondville, présenté par Le Trio Hockey, ils viennent de partout au Québec. Leur arrivée est sur toutes les lèvres. Dans un aréna, personne n’est aussi attendu que ces travailleurs de l’ombre.

 

Du haut des estrades, les recruteurs analysent les faits et gestes des joueurs. Richard Liboiron, recruteur en chef pour les Foreurs de Val-d’Or, nous dévoile leur travail souvent méconnu du public.

 

Le processus de sélection des joueurs

Avant ce premier tournoi, les recruteurs locaux ont déjà vu les joueurs en action. Les espoirs talentueux sont ainsi repérés à l’avance.

 

Ensuite, le premier tournoi débute et c’est un moment important pour évaluer la compétitivité des jeunes. Les tournois Midget Espoir comme celui de Drummondville sont très populaires auprès des recruteurs. Richard Liboiron nous explique.

 

« Toutes les équipes sont regroupées, donc on est capable de les évaluer à l’intérieur de trois ou quatre jours. Chacune des équipes est représentée par un minimum de deux ou trois recruteurs. On fait ensuite une petite réunion et on commence à préparer notre liste pour les éventuels meetings. »

 

C’est à ce moment que les recruteurs créent une liste commune afin de se préparer pour le second tournoi. L’évaluation des joueurs est donc loin d’être finie.

 

« D’ici au deuxième tournoi en janvier prochain, et même après le deuxième tournoi, il va y avoir des viewings. Ils vont se faire régulièrement auprès des joueurs retenus », raconte le représentant des Foreurs de Val-d’Or.

 

Maintenant, une question que plusieurs se posent : qu’est-ce qu’un recruteur évalue précisément? Notre recruteur nous révèle sa méthode.

 

« On vient évaluer les qualités athlétiques du jeune comme le patin et les mains », avance M. Liboiron. Cependant, il précise que le talent est loin d’être l’unique facteur examiné chez le joueur. « Sa détermination, son courage, son éthique de travail et sa compréhension du match » sont d’autres qualités importantes à évaluer.

 

Comment un joueur peut-il s’améliorer?

Richard Liboiron n’est pas seulement le recruteur en chef des Foreurs de Val-d’Or. Il est aussi le directeur opérationnel de la structure intégrée du Rousseau Royal (Laval – Montréal). Son rôle consiste à encadrer les joueurs AAA de son territoire.

 

L’homme aux plusieurs chapeaux nous raconte l’importance de la structure pour un jeune hockeyeur.

 

« Elle apporte énormément. D’abord, un encadrement des plus compétitifs au niveau athlétique. Ensuite, un encadrement au niveau du développement humain. Je pense à toute la documentation donnée par Hockey Québec ou à la documentation qu’on fait nous-même en formation continue. »

 

Plus tard dans l’entrevue, il énumère tous les guides et les services offerts aux hockeyeurs du programme.

 

« On en a sur la détermination, le courage, la concentration, la nutrition ou les entraînements hors glace. Je pense que c’est une offre de service extraordinaire qu’on ne retrouve que dans la LHEQ. »

 

Grâce à tout cet encadrement, les joueurs du programme sont maintenant préparés à performer. Ne reste plus qu’à faire écarquiller l’œil de lynx qui les guette du haut des estrades.

 

 

François Lachance

Coordonnateur communications, image de marque, soutien aux régions

flachance@hockey.qc.ca