Au cœur du métier de l’arbitrage

Béatrice Hébert-Sirard

Âgée de seulement 17 ans, Béatrice Hébert-Sirard enfile ses patins et son casque toutes les fins de semaine afin d’aller effectuer le métier qu’elle considère comme un des meilleurs au monde, soit arbitrer.

 

Native de Montréal, elle pratique le métier avec son association de hockey mineur depuis seulement l’année passée. Cependant, sa jeune expérience ne l’a pas empêché de gravir les échelons d’une manière impressionnante. Effectivement, dès sa deuxième année, Béatrice a rejoint le circuit d’arbitrage provincial. « Je trouve ça très flatteur. Premièrement c’est plaisant parce qu’on fait partie de la game. Également, les arbitres féminins ont la chance de monter plus vite par rapport aux garçons », a-t-elle souligné.

 

Bien évidemment, elle a dû prendre part à la période d’adaptation, mais elle a confié s’en être assez bien tiré. « C’est certain qu’il y a une grosse période d’adaptation et c’est super stressant d’arbitrer au début. J’avais peur de ne pas aimer ça et de ne pas être à la hauteur et de ne pas être capable de supporter la pression, mais je n’ai pas eu de problème », a-t-elle expliqué.

 

« Mon appointeur m’a vraiment permis de bien me développer en me donnant la chance d’arbitrer beaucoup de matchs et des bons calibres. Il m’a aussi fait arbitrer avec les meilleurs ce qui m’a permis d’apprendre énormément. » - Béatrice.

 

Lors du premier week-end d’octobre, la jeune arbitre de 17 ans a eu l’opportunité de vivre son premier événement provincial alors qu’elle était d’office pour la toute première édition du showcase féminin de la LHEQ. « Lorsque j’ai été appelé, j’étais super contente! C’était super le fun et c’était bien organisé. De voir toutes les équipes du Québec dans un même endroit, c’était impressionnant et de vivre ça comme officiel, c’était magique », a-t-elle confié.

 

Au niveau de l’apprentissage, l’ex-hockeyeuse a confié avoir plus appris lors de cet événement que dans sa dernière année. « Je ressors complètement grandi. Dans ce genre d’événement, tu travailles souvent avec les mêmes arbitres pendant tous tes matchs donc ça te permet de développer un esprit d’équipe. De plus, tu es supervisé donc tu peux avoir des feedback ce qui te permet de devenir meilleur », a ajouté Béatrice.

 

Dans ses plans futurs, Béatrice aimerait avoir la chance de rejoindre le circuit collégial.

 

« C’est certain que j’aimerais continuer d’arbitrer sur le provincial, mais éventuellement, j’aimerais arbitrer au niveau collégial. Mais pour l’instant, je veux me concentrer sur le régional », a conclu Béatrice.

 

Source

Jeans-Simon Marchand

Journaliste LHEQ

journalisteLHEQ@hockey.qc.ca