Réseau Hockey Québec

Combiner recherche et hockey à l’UQTR

Crédit photo: Sylvain Mayer
 
 
C’est un sacré panel qu’a réussi à réunir le professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’UQTR, Jean Lemoyne, ce mercredi 8 juin. Objectif de la journée: voir comment la recherche a le potentiel d’influencer le monde du hockey sur glace et d’aider son développement au Québec. Gros programme!

Pour répondre à la question, celui qui est également le directeur du Laboratoire de recherche sur le hockey de l’UQTR a invité plusieurs intervenants. En effet, le célèbre analyste sportif Dany Dubé, le président de Hockey Québec et ancien joueur des Canadiens de Montréal Jocelyn Thibault ainsi que les professeurs Simon Grondin de l’Université Laval et Catherine Amiot de l’UQAM.

À ceux-ci s’ajoutaient le professeur retraité et membre du Temple de la renommée sportive de la Mauricie, Georges Larivière, ainsi que le président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) et Mauricien d’origine, Luc Tardif.

La conférence a débuté par une présentation du programme sportif des Patriotes de l’UQTR durant laquelle leur titre de champions universitaires canadiens 2022 a été mis à l’avant-plan. L’événement s’est clos sur la présentation des différents chantiers en cours à l’IIHF dans le but de développer le hockey sur glace au plan international par Luc Tardif, un ancien joueur des Patriotes lui-même.

Développement à long terme

«Le hockey, c’est un sport à développement tardif, mais à sélection hâtive», analyse l’ancien gardien de but professionnel Jocelyn Thibault. «On va dire que le joueur ou la joueuse de hockey va arriver à maturité vers 26-27-28 ans, mais la sélection ou le choix de la carrière se passe plus autour de 17-18-19 ans.» L’ancien porte-couleur de l’Avalanche du Colorado et des Canadiens de Montréal croit qu’il faut prioritairement former les entraîneurs afin que ceux-ci puissent plus facilement participer au développement des athlètes.

«Souvent, quand j’adressais des propos de la recherche par rapport au hockey, on m’appelait le théoricien, le pelleteux de nuages. Ça m’agaçait! Mais après ça, j’ai pris ça comme un compliment. Il faut essayer de penser, avec l’évolution de la société, en dehors du cadre traditionnel», explique pour sa part Georges Larivière, pour qui le plus important en recherche est d’essayer de comprendre ce qui cause les événements ou les tendances.

«Les organismes sportifs devraient toujours avoir des projets pilotes pour aller les tester sur le terrain et voir ce qui se passe. Ils devraient ramasser des données pour appuyer la recherche. Par exemple, il y a eu une baisse de jeunes qui pratiquent le hockey au Québec. Quelles sont les causes? Pourquoi?», se questionne le retraité.

De son côté, Simon Grondin apporte quelques exemples concrets de recherches qui peuvent influencer le hockey et son développement. Citant son propre mémoire de maîtrise réalisé en 1982, le professeur de l’Université Laval explique: «Le moment de naissance dans l’année peut déterminer vos chances de jouer dans la Ligue Nationale ou dans la Ligue junior majeur du Québec. […] Des enfants de neuf ans ou de douze ans qui ont onze mois et demi de différence, ils n’ont pas le même âge, même si pour l’entraîneur, ça ne se voit pas.»

Plaisir, motivation et engagement

«On n’aide pas les jeunes à pratiquer plusieurs sports. On les place très rapidement dans des situations conflictuelles de décision. Souvent, ils vont choisir entre la passion d’un sport et la pratique sportive avec des amis, qui pourtant, enrichit énormément la qualité de l’expérience. Pour moi, ça, c’est un constat évident», souligne Dany Dubé. «L’hyperspécialisation dans le sport éloigne la masse de la qualité de l’expérience.»

Pour celui qui analyse les matchs professionnels à la radio et à la télévision, il importe «de changer la mentalité des parents, de changer la mentalité des intervenants et de protéger le plaisir à l’intérieur de l’expérience sportive». Celui qui est également un ancien entraîneur des Patriotes de l’UQTR incite à «laisser de côté un peu les statistiques, les classements, tout ce qui est le bien-fondé d’un réseau de compétition de haut niveau, mais pour des adultes, alors qu’on travaille avec des enfants».

Pour la professeure et psychologue sociale Catherine Amiot, il s’agit de voir quels sont les effets des normes sociales qu’on enseigne aux enfants comme celles entourant l’esprit sportif, l’apprentissage et le plaisir. En présentant le fruit de ses recherches sur le sujet, elle constate: «Les enfants pour qui le parent était exposé à ces normes ont fait plus d’assistance dans les matchs qui ont suivi notre courte intervention. Ça, c’est quand même intéressant si on pense que les assistances sont un reflet de la capacité à jouer en équipe et à collaborer.»

Les spectateurs ayant assisté au panel organisé par Jean Lemoyne à l’amphithéâtre Ludger-Duvernay ne sont pas nécessairement ressortis avec des réponses toutes faites, ils ont toutefois pu repartir avec la tête remplie de pistes de solution. Si l’avenir du hockey dans la province fait l’objet de plusieurs initiatives en ce moment c’est que notre sport national est de moins en moins populaire auprès des jeunes. Le président de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, le dénote sans mettre de gants blancs: «Depuis 15 ans, on a perdu 20% de notre membership.»

Recherche

Partenaires

Première Présence
Fonds aide Fondation Hockey Canada
Première Présence
Fonds aide Fondation Hockey Canada
Première Présence
Fonds aide Fondation Hockey Canada
Première Présence
Fonds aide Fondation Hockey Canada

Abonnement à l'infolettre

M'abonner

Social

Partenaires

Fonds d'aide Fondation Hockey Canada
Première Présence
Fonds d'aide Fondation Hockey Canada
Première Présence
Fonds d'aide Fondation Hockey Canada
Première Présence
Fonds d'aide Fondation Hockey Canada
Première Présence