Le Fire offre des fleurs aux filles... et la victoire

 

Loin de se laisser attendrir par des fleurs à l’avant-veille de la Saint-Valentin, les joueuses d’Équipe Québec féminin ont laissé le pot au Fire d’Atlanta, lundi soir. Victorieuse 3-2, la formation 100% filles fait un pas de plus au Tournoi international pee-wee de Québec.

 

Pour le traditionnel échange amical d’avant-match, au centre de la patinoire du Centre Vidéotron, les pee-wee du Fire ont offert des roses à leurs adversaires québécoises au lieu des habituelles épinglettes. Un geste de gentilhomme dont l’idée est venue du parrain local de l’équipe, André Martin.

Mais rien pour prendre à la légère une formation «qui joue plus physique, avec plus de ténacité et plus d’agressivité que bien des clubs qu’on a affrontés cette saison aux États-Unis», a assuré l’entraîneur d’Atlanta, Mike Lozano, qui dit maintenant se ranger derrière les protégées de Caroline Ouellette pour la suite du tournoi dans la catégorie AA.

Dotée de plus de punch offensif qu’à ses deux participations antérieures, l’Équipe Québec féminin compte en plus sur une brillante gardienne en Arianne Leblanc. La cerbère de 12 ans, qui évolue en saison dans le pee-wee AAA relève masculin, dans Lanaudière, a été rien de moins que sublime contre Atlanta.

La numéro 33 — ça vous rappelle quelqu’un? — a éteint de nombreuses attaques dangereuses du Fire, dont plusieurs venaient du bâton de l’excellent capitaine Carter Wallace. «Il est vraiment bon. Il tirait haut, alors je devais être patiente et sortir de mon demi-cercle», a analysé Leblanc, nommée avec raison joueuse du match par ses entraîneuses.

Réplique rapide

Après que Frédérike Verpaelst et Sienna D’Alessandro aient marqué coup sur coup en l’espace de 62 secondes en fin de deuxième période pour prendre une avance de 2-0, Wallace, son quatrième en deux matchs dans le tournoi, et Jett Kremer, en supériorité numérique, sont venus niveler le pointage en moins de deux minutes au début du troisième engagement. C’est finalement Victoria Veilleux qui a tranché le débat, à quatre minutes de la fin.

«Ç’a été un peu trop enlevant, mais ç’a été plaisant!» a commenté Ouellette, quadruple médaillée d’or olympique. Derrière le banc, elle est secondée entre autres par Kim St-Pierre et Catherine Ward, d’anciennes joueuses de l’équipe canadienne.

Après avoir louangé sa gardienne, l’entraîneuse-chef a rendu hommage au brio défensif du trio composé de Georgia Bailey, de Mahély Charbonneau et de Kami O’Brien, dont la mission était de stopper la ligne de Wallace.

Quant aux roses reçues avant la rencontre, elle assure que ses joueuses ont trouvé l’attention flatteuse et ont insisté pour récupérer leurs fleurs une fois de retour au vestiaire. «Les entraîneurs adverses sont toujours super respectueux. C’est plaisant de les entendre dire “the girls can play”, les filles peuvent jouer. Ils sont surpris de l’intensité avec laquelle les filles jouent, elles n’arrêtent jamais», se réjouit Ouellette.

Dorénavant seule équipe toute féminin du tournoi, puisque les Detroit Little Ceasars dirigées par Manon Rhéaume ont plié bagage lundi dans une défaite de 2-0 aux mains des Islanders de Charlottetown, l’Équipe Québec féminin reviendra sur la glace du Centre Vidéotron jeudi, 18h, contre les gagnants du duel opposant les Étoiles de Saint-Laurent aux Vics de la Haute-Yamaska.

 

Source

Olivier Bossé

Le Soleil